Voyage
Publié le

Fès, capitale de l'artisanat

Ancienne capitale du Maroc, Fès se découvre maintenant en vol direct au départ de Toulouse. L'occasion de se laisser éblouir, le temps d'un week-end, par les coulisses de l'artisanat marocain de la "Florence de l’Afrique".

Vue générale de Fès et sa médina

 Nichée entre le massif du Rif et le Moyen Atlas, la capitale culturelle et spirituelle du Maroc a de quoi surprendre. Avec sa médina, la plus grande du monde, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville offre un panorama surprenant lorsque l’on prend de la hauteur. Mais de ce point de vue, on n’image pas la vie qui s’y déroule, à l’intérieur.  

Car déambuler dans les ruelles de la médina, pour certaines très calmes, pour d’autres extrêmement animées, s'accompagnera de découvertes et moments insolites pour le visiteur. Comme quand, au coin d’une ruelle, il croise une jeune fille portant sur son épaule quelques boules de pain et prenant le chemin du four à bois traditionnel, où son père est en train de sortir la fournée précédente. Mais aussi dans les artères commerçantes du souk, où les porteurs et ânes chargés de peaux, prêtes à se faire tanner, se frayent un chemin dans la foule. Il suffira de les suivre pour découvrir l’une des attractions fortes de la Ville impériale : les tanneries de la médina. 

 
A gauche : les cuves de la tannerie • A droite : les portes du Palais Royal de Fès

 S'il est conseillé de s’armer de quelques feuilles de menthe, proposées à l’entrée, pour éviter les odeurs indésirables du cuir trempant dans un bain d'ammoniac naturel, le spectacle auquel on assiste est insolite et instructif à la fois : pieds nus et jambes trempant dans ces eaux troubles, les petites mains œuvrent pour assouplir les peaux de vaches, d'agneaux ou de chameaux, qui sont transformées, quelques mètres plus loin, en sacs, poufs et autres babouches.
Ces peaux, trempées dans des fosses de teintures, sont tannées avec des colorants végétaux naturels. Ainsi, le vert est obtenu par la menthe, l'orange par le henné, le bleu par l’indigo, le brun par le bois de cèdres et le jaune, plus cher, par le safran. Le travail du cuir peut ensuite être affiné pour obtenir des rendus différents : l’huile d’olive permet de donner à la peau un aspect brillant, quand la poudre de grenade la rend plus lâche.


Les poteries de Fès

 Autre artisanat majeur de Fès, la poterie tient elle aussi une place de choix : c’est dans la Perle du monde arabe qu’est née la céramique émaillée. Ce savoir-faire millénaire fait sa réputation, et la couleur de la ville, le bleu de cobalt, est très présente dans les pièces réalisées. Les techniques ancestrales sont perpétuées, et il est impressionnant de voir la précision et l’habileté des ouvriers, réalisant ce travail entièrement manuel jusqu’à la taille des carreaux de mosaïque. 

 Le soir venu, les nombreux toits-terrasses de la médina vous invitent à siroter un thé à la menthe avant de retrouver votre riad, havre de paix, qui tranche littéralement avec la vie bruyante et agitée des petites rues, où il est facile de se perdre, de la ville ancienne. Evitant tout signe extérieur de richesse, chaque riad ne laisse rien paraître de ce qui se cache de l’autre côté. Derrière une porte, qui peut d’apparence être anodine, se cachent souvent de sublimes lieux comme le Palais Amani, lieu paisible au cœur de la médina, tenu par un couple de Toulousains.

Se rendre à Fès :
Vols directs le mardi et le samedi au départ de Toulouse avec Air Arabia Maroc