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Doriane Van Overeem jette un sort à la mode

Si vous n’êtes pas au courant, la Belgique est un pays qui regorge de talents. À Bruxelles se trouve un atelier où une belle pousse nommée Doriane Van Overeem est en train d’éclore avec panache.

 

Cette jeune créatrice qui a étudié à la Cambre a rapidement décidé de lancer sa marque afin d’exprimer ses propres idées et son style explosif. Ses deux premières collections ont clairement annoncé la couleur… Dans « FatherFucker’s Queen » des reines grunge et bling bling se mettent en scène, et dans « The way to say no » des sirènes envoûtantes se rebellent contre les inégalités de genre.

Le doux et discret personnage qu’est Doriane nous fait découvrir un véritable engagement auprès de la femme, qu’elle célèbre à travers des messages forts pour chaque saison. Et c’est un hiver 2016 mystique qui se prépare, avec un nouvel opus « Witches not Bitches ».  La créatrice donne littéralement le pouvoir aux femmes en créant des vêtements qui reprennent les bon vieux codes de la sorcellerie dans une version décalée et contemporaine.

 

C’est dans une multitude de motifs foisonnants et avec moult détails travaillés et pertinents que Doriane démontre toute la richesse de cette nouvelle collection. Les perfectos, qui deviennent petit à petit la pièce signature de la créatrice, sont mis à l’honneur. Avec des cols en fausse fourrure pourpre ou vert jade, ainsi que des imprimés saccadés qui vous brouillent la vue, ces manteaux ensorcelants en imposent. La jeune femme, qui aime conjuguer la mode et l’art, a également décidé de collaborer avec le peintre Nicolas Jonval. L’artiste interprète en effet la couleur en entremêlant des taches qui produisent un ensemble brut et intense. Ces peintures puissantes sont retranscrites sur des jupes ou des tops sous la forme d’imprimés intrigants, comme si nous observions les évolutions d’une potion magique flamboyante.

Avec sa patte, le peintre a également réalisé le corbeau mystérieux qui s’introduit sur les vêtements de notre sorcière d’hiver. À cet animal de compagnie indispensable, s’ajoutent des pentagrammes en poils brodés sur des sweat molletonnés sportwear… Des symboles osés que la créatrice réinterprète avec humour. Nous retiendrons également les jolis gants à fleurs, qui subliment cette silhouette d’élégante hérétique du 21ème siècle.

Formidable laboratoire d’idées et d’expérimentations, l’univers de Doriane Van Overeem surprend et ose tout, même les gros mots ! Tout en se questionnant sur des sujets graves, elle exprime son opinion et célèbre la femme grâce à la mode, la sienne.