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Tony Ward ressuscite un Hollywood entre grâce et sensualité

Jamais à court d'idées quand il s'agit de produire du pur glamour, le couturier libanais livre une collection printemps/été 2016 en hommage à l'icône du cinéma américain que fut Ava Gardner.

  

Tout en se disant inspiré par un style qualifié de "rétro", à savoir le Hollywood de la grande époque relaté par Ava Gardner dans ses "Secret Conversations", Tony Ward a produit une collection prêt-à-porter d'une modernité absolue.

La célèbre icône de cinéma, ou plutôt son récit dans ses "Conversations", donne lieu à une collection où les robes sont porteuses du glamour si caractéristique du couturier. Confectionnées dans des tissus nobles, elles ont toutefois chacune une identité de style particulière et sont embellies avec la finesse habituelle, dans un pur esprit couture : dentelles, guipures, broderies et autres peintures, apposées sur les tissus, viennent souligner le talent du créateur et également des petites mains qui œuvrent pour la maison.

 

En dépit de la touche légèrement sulfureuse de l'actrice qui a inspiré la collection, Monsieur Ward a évité tout écueil à tendance équivoque ou provocatrice. Ce pourfendeur d'un certain classicisme sait pertinemment que la femme qu'il habille se doit d'être toujours élégante, sans ambiguïté aucune. Ainsi, les longueurs sont toujours justes et vont du mini au midi, pour finir en robes longues, agrémentées parfois avec une traîne pour un effet ultrasophistiqué.

Pour développer la métaphore hollywoodienne, on verrait bien ces robes portées par une actrice hitchcockienne, une beauté pleine de mystère où la sensualité se révèle progressivement.

Une fois de plus, en  le couturier libanais raconte une histoire cohérente, d'une femme inaccessible, se mouvant avec allure et classe, sans jamais sur-jouer.