Gastronomie
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Les initiatives contre le gaspillage commencent à porter leurs fruits

Suite à l’actuelle prise de conscience des terribles conséquences du gaspillage, de nombreux acteurs s’engagent à l’échelle locale voire nationale pour faire changer les choses. Les exemples sont encourageants.

Avant d’aborder les projets à l’étude et ceux mis en place, revenons sur quelques effets néfastes du gaspillage : selon une récente étude, chaque année, un Français jette 20 à 30 kg de déchets dont 7 kg encore emballés, ce qui représente une perte financière de 400 euros par an, pour une famille de quatre personnes, en ne consommant pas les aliments achetés. De plus, face à la surproduction et à l’harmonisation des goûts, les producteurs jettent parfois un tiers de leur récolte, faute de pouvoir la vendre. Dans le même temps, malgré toute cette nourriture présente en abondance, beaucoup de gens n’ont pas les moyens de se nourrir.

Face à ce constat, certains acteurs du secteur alimentaire, qui sont eux aussi touchés par les invendus, ont décidé d’agir. Le réseau Traiteur de France a ainsi signé, le 16 octobre dernier, le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce dernier permet, en partenariat avec l’entreprise Eqosphère, spécialisée dans la revalorisation des surplus de la grande distribution depuis 2012, la généralisation et l’encadrement de la redistribution des denrées alimentaires non consommées à des associations venant en aide aux personnes en difficulté. 

Sur la région Midi-Pyrénées, les choses avancent également : le traiteur toulousain Gimm participe au pacte contre le gaspillage alimentaire et fait partie du groupe des Qualivores qui promeut particulièrement les produits régionaux de saison.

De son côté, dans une optique écologique pour la réduction des déchets, Toulouse Métropole a lancé une initiative nommée Gourmet Bag. Basée sur le principe du doggy bag, répandus depuis longtemps chez nos voisins anglo-saxons, cette pratique permet d’emporter son repas dans un sac spécialement prévu à cet effet.

La prise de conscience collective du gaspillage alimentaire et de la surproduction de déchets est grandissante, et il ne reste plus qu’à espérer que les initiatives se multiplieront afin de poursuivre les efforts dans une logique de développement durable.