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Le ballet Giselle annonce un moment féérique à Montpellier

C'est la quintessence du ballet romantique. Giselle enchantera une fois de plus le public dans la mise en scène de Kader Belarbi, avec les danseurs du Ballet du Capitole de Toulouse, à l'occasion du festival Montpellier Danse.


Photo par David Herrero

Les avis sont unanimes : Giselle est simplement l'un des ballets les plus emblématiques du répertoire.  Programmé les 16 et 17 Novembre 2016 prochains, il fera l'ouverture du festival Montpellier Danse, dans la nouvelle version de Kader Belarbi, avec le Ballet du Capitole de Toulouse. L'Orchestre national de Montpellier, sous la baguette de Philippe Béran, interprétera la musique  de cette pièce connue pour sa richesse mélodique.

Romantique, poétique et féérique, Giselle est également l'un des plus anciens ballets dont la première représentation à Paris remonte au 28 Juin 1841. Depuis, il n'a cessé d'attirer les foules. Un plaisir partagé par les interprètes qui se disent toujours enchantés à l'idée de danser Giselle. Maria Gutierrez, la première soliste qui incarnera le rôle titre le premier soir, admet que c'est un « rêve » de jouer Giselle, un rôle « classique » mais qui demande une attitude « naturelle ».  

Photo par David Herrero 

Quant au chorégraphe et metteur en scène Kader Belarbi, il résume sa vision en ces mots : « Giselle, pour moi c'est l'art de la danse ». Avant de développer : « On peut tous danser Giselle, mais le "comment" est très, très important. Et c'est là où je travaille énormément sur l'incarnation. » Selon lui, dans ce ballet, chaque personnage doit trouver son comportement et sa manière d'être. A la difficulté technique s'ajoute donc le jeu d'expression des danseurs. Davit Galstyan, le premier soliste qui sera Albrecht dans la distribution du 16 Novembre, admet qu'il lui faudra être « élégant », comme le prince qu'il incarnera, et « simple » également, le tout en ayant le plus de sincérité possible, ce qui est « le plus difficile pour les danseurs ».

 
Kader Belarbi photographié par David Herrero

 

La mise en scène que Kader Belarbi a souhaité exacerber, entre un enracinement terrestre du premier acte et une ambiance irréelle du second, est éblouissante. L'accord parfait entre la grâce des danseuses éthérées et la force du tableau des vendangeurs. Ce ne sont certainement pas les spectateurs privilégiés qui ont eu le plaisir de découvrir cette Giselle à Toulouse, qui diront le contraire.

Toutes les informations sur http://www.montpellierdanse.com