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Jean Dujardin traque La French Connection au cinéma

Alors que Jean Dujardin fait le buzz en ce moment dans la nouvelle campagne de pub Nespresso où il donne la réplique à George Clooney, il sera le 3 décembre prochain à l’affiche du nouveau film de Cédric Jimenez.

Inspiré de faits réels qui ont marqué le Marseille des années 70, La French suit le magistrat Pierre Michel dans sa traque sur l’organisation mafieuse qui régnait sur la cité phocéenne il y a quarante ans. Un trafic d’héroïne entre le Sud de la France et les Etats-Unis, démantelé après une longue enquête par les autorités françaises et américaines.

"Je voulais qu’on vive cette histoire « datée » au présent, plonger le spectateur en immersion, en faire le témoin intime des événements."

Pour son deuxième film, Cédric Jimenez montre déjà une étonnante maturité. Après Aux yeux de tous, un premier long-métrage à petit budget où toutes les séquences ont été filmées telles des caméras de surveillance, le réalisateur se retrouve à diriger un acteur oscarisé et se voit doté du plus gros budget du cinéma français de l’année. Une grande responsabilité qu’il a parfaitement assumée, avec l’appui de ses deux têtes d’affiche. Jean Dujardin et Gilles Lellouche, qui étaient à Toulouse la semaine dernière pour l’avant-première du film, nous confient n’avoir pas hésité à donner leur confiance à ce jeune réalisateur. A la lecture du scénario, la réponse était évidente pour les deux acteurs, amis dans la vie et habitués à jouer ensemble depuis Les Petits Mouchoirs puis Les Infidèles.

 

Le résultat est à la hauteur du défi, avec une interprétation magistrale de Jean Dujardin qui incarne à la perfection le juge Michel. L’acteur s’est pour cela inspiré des récits décrivant l’homme, tout en apportant sa touche personnelle. Toujours à l’aise dans les jeux d’acteur dramatiques, Jean Dujardin nous confie son envie de revenir à la véritable comédie. Un troisième OSS 117 ? « Oui », dit-il sans hésiter. Michel Hazanavicius, réalisateur des deux premiers opus, sait ce qu’il lui reste à faire.

Un casting haut de gamme, un Marseille des années 70 parfaitement reproduit et un scénario bien ficelé nous offrent un film de grande qualité pour revivre la chute de la French Connection et sa fin tragique. What else ? Un beau moment de cinéma, comme on les aime.